lundi 25 mai 2009

Au delà des mots … les gens



Elle est pas trop belle cette photo? hun !!!!! j'aimerais bien une photo de moi pareille, haha je vais en faire une je vous assure et m'admirer jusqu'à en perdre la vue lol
hum hum bon je commence ... Au delà des mots...
J’écris moins, mais je vis plus.

Elle commence comme ça mon histoire.

Je parlais peu, je disais trop peu. Pendant des années j’avais cette unique sentiment de ne pouvoir communiquer qu’en écrivant. Alors pour dire ma colère, dire mes craintes et mes ressentiments, je saisissais une plume ou un clavier et y crachais tout le venin de mon âme. 
 Mais j’étais lâche, je ne parlais pas, je rimais, je ne disais pas, je trichais, me cachais derrière des poèmes, des proses aux ailes inertes. Derrière un clavier j’osais. Devant le monde je fuyais.

Puis je l’ai rencontré. Lui, je l’aimais, je l’aimais tant que je puisais en mes profondes entrailles les mots les plus immenses, les plus bouleversants pour lui chanter mon amour.

Mais il y avait comme un manque, un goût d’inachevé à chaque point final de mes poèmes. Il me semblait ne pas en dire assez, ne pas dire ce qu’il fallait. Aucune rime, aucune figure de style, même la ponctuation, rien non rien ne traduisait assez bien ce qui m’habitait.

Puis ce fut le vide, plus de mots, plus de rimes, ma plume stérile.
Je n’arrivais plus à écrire, plus à décrire. Je ne pouvais plus rimer avec mon cœur. Etait-ce la fin ? Ma rupture avec les mots ?

Et Lui, lui, il me disait tout, les courbes de son cœur, ses rivages, ses vagues et même son ciel intérieur. Moi j’aimais écouter sa poésie, entendre sa voix raconter son âme, j’aimais son courage, sa force, j’aimais sa façon d’oser dire haut.

Alors j’ai battu mes lèvres à coup de vent. Leur ai supplié de se délier et de s’ouvrir plus grand. Il fallait que je réponde à sa force, à son amour, en lui disant le mien à mon tour.

Sans plume, sans clavier, devant le monde et avec tout ce qu’il m’offrait de vérité, j’ai dit tout haut ce qu’il fallait. Je me suis sentie libérée, heureuse, riche d’émotions, transcendée …

Et là il me reprit l’envie d’écrire, mais j’écris aujourd’hui en sachant qu’au-delà des mots, rien ne compte plus que nous ; nos raisons, nos sentiments, nous … les gens.
xXx en Mode Foutage de Gueule