
J’ai oublié hier de fermer la porte de chez moi. Alors il est entré. Il avait cette veste atroce que sa mère lui avait offerte, d’un vert odieux qui lui donnait des airs de faussaire. Il a poussé la porte, a regardé à gauche, à droite, personne. Il a ôté ses chaussures, car il était propre mon parterre, il était d’une blancheur inouïe et d’une innocence palpable. Il ne fallait pas qu’il souille ce paradis qui n’inspirait que respect et admiration.
Il effleura de ses doigts les murs froids qui se donnaient sans pudeur. Les fenêtres fermées chantaient la lumière et les fauteuils, ventres ouverts, l’invitaient au repos.
Il prit place entre deux pots fleurs ornés d’étoiles. Sur un canapé de cuir marron qu’il m’avait aidé un jour à choisir. Il caressa la matière de son regard ému, se remémorant ce jour où, tous deux, nous nous exaltions devant ce sofa que nous disions être fait pour nous.
Mais voilà, la froideur du cuir le ramena à la réalité. Il n’était plus à lui, mais rien qu’à moi. Il était chez moi, frôlant mon sol, embrassant mon air, souillant mon atmosphère de ses vieilles pensées.
Sur les murs, plus une photo de lui, plus une trace d’hier, de ses tableaux de misère dont il aimait vanter la douteuse beauté. Plus une étincelle de lui. Même pas une poussière qui lui aurait appartenu. Juste ce vieux sofa que l’on avait choisi, juste ce vieux sofa froid.
Il entra dans ma chambre. Ouvrit tous mes tiroirs, viola mes vêtements, mes draps, mes bijoux. Il s’en prit même à mes rideaux, à mes photos, mon déshabillé abandonné sur le lit, mon parfum perdu entre mes coffrets, il harcela mes perles, tortura mes foulards, mes écharpes, et même ma lingerie.
Puis il se reprit. J’allais bientôt être de retour. Il sorti de sa poche un couteau. Il était beau, il luisait comme la lune. Il poussa lentement la porte de la salle de bain, se mit derrière et attendit.
Il m’entendit entrer et jurer, il m’entendit me traiter d’idiote et de négligente, d’être sortie sans fermer à clé. Il m’entendit répondre au téléphone. Dire à ma sœur qu’on se verrait bien demain soir pour choisir sa nouvelle robe. Il m’entendit aussi marcher vers ma chambre, ôter mes chaussures, me dire que j’avais besoin d’exercice en m’examinant devant le miroir.
Son cœur battait sûrement fort, il devait avoir très peur que je l’entende. Je ne l’entendis pas, mais lui m’entendit pousser la porte, me vit entrer dans la salle de bain. Il prit le temps de contempler mon dos, mes épaules, ma nuque.
Il s’approcha doucement et me saisi par derrière.
Mon cœur fit un bon. Je reconnu son odeur. Il avait sa main sur ma bouche. Je ne pouvais pas parler, je ne pouvais pas hurler. Je sentais son haleine, je sentais son parfum. Je sentais sa couleur, celle de sa veste d’un vert odieux. Je senti sa force me presser de plus en plus. Je senti la lame sur ma gorge. Je m’effondrai. Il resta devant moi un long moment, me contemplant avec son visage d’ange déchu.
Il ne dit pas un mot. Pas un soupir. Ses yeux disaient tout. Ils disaient sa haine.
Hier, il me tuait.
xXx en mode foutage de gueule intense ha ha ha ... oui je sais je m'ennuie.
7 commentaires:
Ce n'est qu'un aurevoir ma soeur,
ce n'est qu'un aurevoir.
Oui, nous nous reverrons ma soeur.
Ce n'est qu'un aurevoir.
heuuuuuuuuuuuuuuuuuu
oui on se reverra de l'autre côté, parole de 3X hahaha
heuu...amusez vous bien hein
Moi je reste là :-D
@Natty,
poltronne :)
Et pourtant, plus on est de fous, plus on rit
Eddy paaaaardon, laisse moi ici seulement, moi je ris déjà ici ça me va :-)
@xXx,
au fait ca roule?
@Natty
*wink*
@ Eddy
ben je suis morte quoi ... lol
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